Les Maisons d'enfants en France pendant et après la Shoah

Les Maisons d’enfants des réseaux communautaires juifs furent pour beaucoup dans le sauvetage des enfants juifs pendant la guerre. A la Libération, ces maisons continuèrent d’accueillir les orphelins et d’en prendre soin, parfois jusqu’à leur majorité.

L’OSE (Œuvre de secours aux Enfants), l’OPEJ (Œuvre de Protection de l'Enfance juive), les EIF (Eclaireur Israélites de France), la Colonie Scolaire du Centre de la rue Amelot à Pariscréé en septembre 1940, la Commission Centrale de l’Enfance et le Cercle amical (de tendance bundiste) furent les principaux organismes juifs à s’être occupés de Maisons d’enfants pendant et après la Deuxième Guerre Mondiale. Chaque organisation avait sa propre orientation idéologique : religieuse traditionaliste ou stricte, laïque, sioniste, communiste. Chacune avait un projet éducatif correspondant à sa tendance.

Quant à la CCE (Commission Centrale de l’Enfance), créée au lendemain de la guerre par des cadres des mouvements juifs communistes de résistance, elle disposait d'une dizaine de maisons d'enfants et déploya une série d'activités à destination de la jeunesse juive à partir de colonies de vacances et de patronages.

Les deux principales institutions
L'OPEJ (de tendance non religieuse mais traditionaliste) trouve son origine pendant les années 1942 - 1943. Dans la clandestinité, des groupes de résistants favorisèrent la création du S.E.R.E. (Service d'Evacuation et de Regroupement d'Enfants). Sa mission essentielle consista à sauver des enfants juifs dont les parents furent déportés ou portés disparus. Ces enfants menacés d'arrestation et de déportation, furent mis à l'abri dans des familles et institutions non juives.

Dès Septembre 1944, l'OPEJ succèda au S.E.R.E., et les enfants sont regroupés dans des Maisons d'Enfants de Déportés, créées à leur intention. Une des plus connue est le château de ‘’Cailly’’ en Normandie. En juin 1945, l'OPEJ se constitua en Association de type Loi 1901. Elle travailla en association avec le Joint et l’Agence Juive.
L’OSE est une organisation d’entraide humanitaire de la communauté juive créée en 1912 en Russie. En 1934 est créé un comité français et de la filiale O.S.E. - France est fondée. Entre 1938 et 1940, l’O.S.E. ouvre trois nouvelles maisons d’enfants : la « Villa Helvetia » à Montmorency ; « Les Tourelles » à Soisy-sous-Montmorency », et la « Villa La Chesnaie » à Eaubonne, home de stricte observance. Puis, c’est au tour des châteaux de Chabannes, Chaumont et du Masgelier (dans la Creuse) à être aménagés afin de recevoir les enfants des maisons de la région parisienne. L’OSE ouvre également de nouvelles maisons d’enfants en zone sud et à Paris.
En 1941, en zone Sud, l’OSE gère plus de vingt maisons d’enfants qui accueillent 1600 jeunes, dont la plupart libérés des camps (Gurs, Rivesaltes et Les Milles). Une dizaine de maisons d’enfants seront dissoutes en 1943.
Après la guerre, l’OSE poursuit son entreprise de protection des communautés juives. Les enfants cachés et sauvés par les organisations juives, confiés à des nourrices, abandonnés ou accrochés à des lambeaux de famille, sortent de leurs cachettes et attendent leurs parents. Très vite, les organisations juives qui avaient assumé leur sauvetage doivent se rendre à l’évidence : les parents ne rentreront pas. Environ 3000 d’entre eux sont alors élevés dans une cinquantaine de maisons qui reflètent la pluralité d’un judaïsme étonnamment vivant.
Pour gérer ces maisons d’enfants, l’argent vient du Joint américain et de la communauté juive de France.

A la Libération, en septembre 1944, les maisons d’enfants de l’OSE rouvrent leurs portes pour accueillir les enfants restés seuls, sans famille et les enfants revenus de déportation. Les deux grandes maisons, Montintin, ouverte en 1939 pour les enfants du Reich et Le Masgelier, qui avait accueilli déjà des orphelins pendant la guerre, sont prêtes dès novembre 1944.
Pour la plupart des enfants se trouvant en zone Sud, il faut parer au plus pressé et d’abord les regrouper sur place. Grâce à des listes tenues à jour, les enfants sortent des pensionnats religieux sans aucune difficulté.
Dans les institutions religieuses, les difficultés vont venir des enfants laissés individuellement par des parents qui ne reviennent pas. Pour l’OSE, seule une cinquantaine d’enfants étaient en véritable danger de conversion, ou complément éloignés du judaïsme.

Les œuvres anciennes rouvrent les maisons qu’elles occupaient pendant la guerre, reprenant les enfants qu’elles avaient elles-mêmes cachés et dont elles avaient les listes : réouverture des anciennes maisons de l’OSE, en particulier celles de la Creuse. Les préfets réquisitionnent les châteaux qui avaient été fermés sur leurs ordres lors de la dispersion des enfants en 1943. Pendant la période allant de la Libération au 1er juillet 1945, plus de mille enfants trouvent refuge dans seize maisons nouvellement installées. Les problèmes matériels sont quasi insurmontables : trouver des maisons habitables, trouver les matériaux et la main-d’œuvre pour les remettre en état, trouver des lits, couvertures, de la vaisselle, du linge et surtout des vêtements et des chaussures.
Concernant les effectifs des vingt-cinq maisons de l’OSE ouvertes au début de l’année 1945, elles ont comptabilisé plus de 4.500 enfants entre trois et dix-huit ans soit les 3.000 enfants répertoriés à la réouverture des maisons, en 1944, plus les 1.500 vivant encore dans des familles d’accueil non juives. A cette époque, beaucoup d’entre eux pouvaient encore espérer retrouver leurs parents ou des membres de leur famille. Finalement, les effectifs réels des maisons ont été plus modestes et ne correspondent pas à ces prévisions : 1.000 à l’OSE jusqu’en 1947. Il s’agit de 4.401 fiches dont celles de 1.950 enfants cachés et de 75 envoyés clandestinement en Palestine via l’Espagne. L’idée d’un fichier central des enfant abandonnés date de 1943.



Israel Magazine / Noémie Grynberg 2004

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Commentaires (24)

simon grynberg
  • 1. simon grynberg | 12/02/2009
avez vous des photos sur la maison de la rue LAMARC en1942 1943 . votre site est interresant , bravo .
vaknin  mihal
  • 2. vaknin mihal | 31/12/2009
JE RECHERCHE DES PERSONNES QUI ONT SEJOURNE AU CHATEAU DE CAMBOUS{FRANCE}AVANT DE FAIRE LEUR ALYA...LA PLUPART VENAIENT DU MAROC ET ETAIENT AGES }10 15ANS}
Samuel Gryn
  • 3. Samuel Gryn | 09/01/2010
ma mere etait cachee avec ma soeur dans une maison d'enfants a
Montmorency je ne sais pas s'il s'agit d'une maison de l'OSE
elle aurait dans cette maison de Aout 1942 aOctobre 1943 ma mere avait changee son nom en Francoise Gregoire et ma soeur Helene Gregoire si quelqu'un se souvient faite le moi savoir ma mere et ma soeur etant toutes deux decedees j'aimerais pouvoir fermer mon cercle.
merci
castillo anne
  • 4. castillo anne | 05/02/2010
je recherche des personnes ayant séjournés a Palavas -les -flots au solarium marin de l'ose,a la colonie saint Roch egalement a Palavas et enfin au chateau de Campestre au dessus de Lodève dans l'Herault.
Merci de bien vouloir vous manifester sur mon mail je saurai donner suite a votre intervention. Anne Castillo
anne.castillo@laposte.net
Jourdain
  • 5. Jourdain | 01/03/2010
Je recherche des enfants ayant séjournés à l'OPEJ de Marseille à la pointe rouge de 1954 à 1958
Madame Ruth Schlesinger - Londres
  • 6. Madame Ruth Schlesinger - Londres | 21/04/2010
Je recherche la liste des enfants cachés pendant la guerre et retrouvés par mon regretté père, Rav LEJBEL zal, Tania Rubinstein et Yaacov Griffel et recueillis dans les 4 homes d'enfants d'Aix-les-Bains.
En vue d'écrire une biographie, nous souhaiterions réunir des témoignages de ces enfants. Merci de votre aide.
Tél. 44 208 806 15 33
Sylvie DANIEL
  • 7. Sylvie DANIEL | 12/06/2010
Bonjour à toutes les personnes qui liront mon message. Je suis née à Paris en 1959. Mais ma Mère née à Varsovie (nom de jeune fille ROZENFELD) est GIG et tous les membres de sa famille disparus dans les camps. Je vis avec le souvenir de cette horreur . Je cherche à rencontrer des amis (ies) ayant une histoire similaire pour confronter notre vécu et partager. Je vous remercie d'avance. Je suis dans cette recherche depuis un moment déjà. Merçi de me contacter et à très bientot de vous lire.
ALVAREZ Patrick
  • 8. ALVAREZ Patrick | 14/11/2010
bonjour j etais a l opej de marseille entre 1955 et 1960 avec mon frere daniel je cherche a joindre patrick jourdain
ALVAREZ Patrick
  • 9. ALVAREZ Patrick | 14/11/2010
(Mon adresse mail : flo.az@free.fr)
arnaudet
  • 10. arnaudet | 26/06/2011
Je recherche la liste des enfants cachés par le réseau Garel dans la région de Moissac, ma mère ayant été placée prés de Moissac dans le tarn et garonne à l'age de 18 mois ou 5 ans...
Fleury
  • 11. Fleury | 18/04/2012
Bonjour depuis plus de 10 ans je recherche une petite fille.
Rosetta (ou Rose, Rosette ?) Wertheimer.
Dans la classe de ma mère en CM2. Ecole rue Titon. 75011.
Née en 1930 ou 1931 ?
Juive.
En CM2, à midi elle est sur les marches de son école primaire, rue Titon à Paris 75011. Elle raconte à sa camarade de classe, ma mère (Annie Dubois) "mes parents ont été emmenés. Il y a des sellés sur ma porte.
Annie (ma mère) comprend que c'est une rafle, la maîtresse Melle Mabille (ou madame Mabille puisqu'elle a semble-t-il des enfants) va cacher cette fillette et ma mère n'aura plus jamais de nouvelles.
Mais Rosetta a-t-elle survécu toute la guerre ? Je l'ai cherchée dans toutes les listes de wagon de déportation. J'ai lu le livre avec les noms d'enfants déportés. Nulle Trace. Merci de m'aider à la retrouver.
Catherine Fleury
Schmaus
  • 12. Schmaus | 01/07/2012
Recherché David ohayon opej pontault combault ou Autre pensionnaire dans les Annee 1960 1962
Helene Kaminsky
  • 13. Helene Kaminsky | 08/07/2012
J'ai passe un ete (je crois que c'etait l'ete de 1949) a Montmorency dans une maison d'enfants religieuse. Je ne connais pas son nom. Il me semble que la rue s'apelait Jean jacques Rousseau, mais je ne suis pas sure. Si quelqu'un a une photo de ce lieu ou a passe egalement un sejour SVP de me contacter par mon e-mail. Merci
Helene Kaminsky
  • 14. Helene Kaminsky | 08/07/2012
#10 - Arnaudet
J'ai connu une personne qui a sejourne a Moissac durant la guerre. Je 'ai pas de contact avec elle, mais je me souviens qu'elle s'appelle Gisele Lazar et qu'a l'epoque ou je l'avais rencontre elle habitait dans le Queens a New York. Ell doit avoir aujourd'hui78 ans. Bonne chance
Schmaus
  • 15. Schmaus | 21/10/2012
Mes parents était à moissac et à la grave pendant la guerre
Helene Kaminsky
  • 16. Helene Kaminsky | 01/04/2013
#13 - mon email est: heleneraymonde@gmail.com - Merci
lola
  • 17. lola | 03/08/2013
Pour Mr. Samuel Gryn j ai trouve a: http://www.valmorency.fr/
Les enfants de la Shoah en vallée de Montmorency

Les Maisons d’enfants des réseaux communautaires juifs ont été pour beaucoup dans le sauvetage des enfants juifs pendant la guerre. Parmi celles-ci, L’œuvre de Secours aux Enfants (OSE) a été particulièrement active en Vallée de Montmorency. Créée en 1912 en Russie pour répondre aux problèmes sanitaires et sociaux des populations juives de l’empire tsariste, l’OSE a rapidement étendu ses activités à une grande partie de l’Europe et est entrée en résistance, pendant la Seconde Guerre mondiale, en organisant le sauvetage de près de six mille enfants juifs.
Dès 1935, l’OSE installe, grâce aux libéralités de la baronne Pierre de Gunzburg, une colonie de jour pour une trentaine d’enfants (d’âge préscolaire) de juifs immigrés déshérités. Il s’agit pour l’OSE d’y inculquer les principes d’hygiène de base et d’essayer de réparer les fractures identitaires dues aux traumatismes de l’exil et des persécutions naissantes
C’est dans les locaux de la petite colonie que viendront de plus en plus nombreux après la Nuit de cristal des enfants allemands ou autrichiens. C’est à cette époque, également qu’apparaît la nécessité d’héberger des enfants plus âgés arrivés individuellement que des parents prévoyants font partir de l’autre côté du Rhin. Grâce à la mobilisation de plusieurs comités, ces enfants obtiennent l’autorisation de venir en France à condition que leur subsistance soit assurée jusqu’à leur majorité.

Les quatre maisons « Papanek1 »
Les 304 enfants de Montmorency sont répartis dans quatre maisons. Une vingtaine, les plus fragiles partent directement au bord de la mer à Ares et Arcachon. Il en reste donc 283 à répartir dans les maisons au fur et à mesure de leur arrivée entre la fin de l’automne 1938 et la déclaration de guerre de septembre 1939.
L’origine et la situation sociale permettent de distinguer trois groupes. Dès février 1939, une centaine d’enfants sont installés dans la Villa Helvétia : ils viennent directement d’Allemagne ou de l’Assistance médicale aux enfants réfugiés. En moins de trois semaines, tous les aménagements nécessaires sont achevés grâce à la bonne volonté d’un groupe d’adultes émigrés. Margot Cohn secondait Papanek pour la bonne marche de la maison. Elle est jeune, dynamique et à l’écoute des enfants.
Les plus orthodoxes, arrivés en ordre dispersé, sont installés dans le château de la Chesnaie à Eaubonne, sous la direction administrative de Madame Krakowski2.
En août 1939, la maison des Tourelles à Soisy-sous-Montmorency est prête à accueillir une cinquantaine d’enfants du paquebot le Saint-Louis, qui devait accoster à Cuba3. Elle est inaugurée dans les premiers jours de la guerre et abrite l’école. Les plus religieux vont à Eaubonne.
27 enfants du Saint-Louis sont accueillis par l’OSE qui va les chercher à Boulogne-sur-mer, tandis que leurs parents sont dispersés et malheureusement internés dans différents camps français. 18 seront placés dans les maisons de la Creuse et de la Haute-Vienne, en particulier à Montintin4. L'hétérogénéité du groupe rend le travail pédagogique très complexe.
Les "Cubains" sont des enfants de Juifs allemands très intégrés, archétypes des classes moyennes tandis que les "Robinsons" enfants de sociaux-démocrates allemands, viennent d'un camp d'été des faucons rouges5 au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), très politisés et pour la moitié non-juifs. Dernière différence, les "Robinsons" ont leurs parents pour la plupart des réfugiés politiques.
Tous ces enfants doivent se plier brusquement aux destinées communes à tous les exilés : l’entrée dans une autre culture et une autre langue, le réapprentissage de l’étude après avoir été privés de tout travail ordonné, mais surtout comment dépasser le choc psychique dû à la séparation des parents ? Ce qui est au centre des préoccupations pédagogiques.
Après avoir été humiliés par les persécutions nazies dans leur pays, ces enfants ont besoin de redonner un sens à des valeurs bafouées : courage, loyauté, responsabilité, dignité. Une petite fille raconte que, debout au fond de la classe, elle a servi de cobaye pour que les autres déterminent les caractéristiques des traits juifs. Une autre, une petite rousse aux yeux noirs, demande en arrivant à Montmorency, si les enfants juifs ont le droit de jouer dans le parc. Certains, très assimilés, attirés par les jeunesses hitlériennes manifestent de la honte d'être juifs. Enfin, ils ont vu, pour la plupart leurs parents humiliés ou arrêtés.
Souder les enfants entre eux, les socialiser pour constituer des communautés ; remettre au travail scolaire des enfants de culture allemande, privés de surcroît, depuis plus d'un an, de tout enseignement régulier, tels sont les objectifs de Papanek qui assure la direction de l’ensemble avec sa femme6.
Le premier objectif est atteint en faisant collaborer les enfants à l'administration de leur foyer, le deuxième en mettant en place des méthodes individuelles d'apprentissage. Chaque maison possède un économe, une femme de service et des éducateurs, et fonctionne en co-administration pour tout ce qui concerne la vie quotidienne, exceptées la pédagogie et la gestion.
La co-administration doit permettre aux enfants d’assumer des règles d’autant plus librement consenties qu’ils sont partie prenante de leur élaboration. Une constitution écrite soumise par les adultes sous une forme brute sert de base à une discussion et une réécriture dans leurs termes. On peut lire dans son préambule :
« Tous les enfants et tous les adultes vivant dans les homes de l’Union-OSE forment une communauté. Celle-ci régit la vie de chaque institution en participant démocratiquement à son administration. Cette petite communauté ne représente qu’une partie de la communauté des hommes. Les droits et les devoirs démocratiques incombent à chacun des membres, qu’il s’agisse d’une petite ou d’une grande communauté. Les libertés et les droits de chacun sont limités d’un commun accord. Ils doivent être conformes à ceux adoptés par l’humanité toute entière, à ceux du pays où nous vivons et à ceux de la collectivité à laquelle nous appartenons ».
Les plus âgés crient d’abord à la manipulation puis se piquent au jeu lorsqu’ils ont compris qu’ils avaient prise sur les situations, en particulier grâce à leur parlement. Lors de conseils de discipline7, le fait de défendre et de juger leur semblable leur permet de dépasser les actes de soumission de leur passé proche.
Il est important de maintenir des liens familiaux par le courrier, de veiller à ce que l'attachement aux éducateurs n'interfère pas avec l'amour filial et, comme le dit Papanek, les enfants attendaient des adultes « des interprétations positives des relations qu'ils entretenaient avec leur famille »8. En effet, la plupart de ces enfants éprouvent des sentiments contradictoires vis-à-vis de leurs parents, un mélange de fierté et de compassion pour leur angoisse et leur désespoir sous le joug nazi. Petit à petit, ils réalisent que leurs parents ont tout accepté dans l’espoir de les sauver, eux.
L'esprit communautaire dans les maisons, le tutoiement, mais surtout la relation de confiance avec les éducateurs, sont des facteurs de cohésion pour rapprocher ces enfants de provenance différente9. Enfin, face aux humiliations et aux dangers à venir, il faut fournir une autre alternative au fascisme. L’OSE se démène également pour faciliter l’intégration de ces enfants. C’est ainsi que Germaine (Jenny) Masour, une des dirigeantes de l’OSE en zone sud pendant la guerre fut contactée pour jouer le rôle de marraine parlant l’allemand pour sortir ces enfants le dimanche. Elle choisit une jeune fille de 14 ans, mais la guerre interrompt ces projets10.
La scolarité est assurée pour 73 % des enfants par l’école publique et pour les autres à l’école de la maison des Tourelles avec l’objectif de préparer tout le monde au certificat d’études. Les enfants sont répartis en 6 groupes suivant l’âge avec des heures de jardinage, d’art appliqué et de cuisine. Enfin des ateliers de reliure et de maroquinerie devaient les initier à un éventuel apprentissage manuel et l’atelier de cordonnerie servait à réparer les chaussures de tous. On observe donc une attention particulière à l’enseignement professionnel avec une culture générale aussi élevée que possible, signe des temps troublés, mais également projet idéologique. Il fallait leur assurer un bon métier
Papanek s'appuie d’une part sur une méthode pédagogique inspirée du « plan Dalton » tenant compte de l’individualité de chaque enfant et dans un second temps sur "la Project Méthod" qui consiste à faire travailler les enfants sur des projets concrets, chacun suivant ses propres moyens. Ainsi raconte-t-il :
« Un jour, nous apprîmes que le sous-marin américain, le Squalus avait sombré et que l’équipage avait péri malgré les efforts déployés pour le sauver. Cet événement fut l’objet de nos discussions incessantes. Nous estimions la distance entre notre maison et le lieu du sinistre, nous calculions la quantité d’oxygène nécessaire à la survie après un naufrage. Nous suivions les efforts des sauveteurs munis du nouveau « casque d’immersion » et parlions à ce propos de la pression hydraulique et de la vitesse d’écoulement de l’eau. Nous fûmes surpris par le manque de connaissances scientifiques des plus grands et par l’incompréhension des plus jeunes. Aussitôt, nous organisâmes des leçons de physique à la portée de tous »11.
Au moment de la déclaration de guerre, il fallut faire face rapidement : organiser les exercices de défense passive, habituer les enfants à descendre dans les caves aménagées avec eux, surmonter leurs peurs et leurs angoisses. Lors d’une attaque aérienne, les plus âgés organisèrent une soirée musicale dédiée à Mozart et Beethoven pour chanter en cœur. Ainsi vécurent les enfants de Montmorency de septembre 1939 à juin 1940.
L’évacuation vers la zone sud prit plusieurs semaines. Le dernier groupe des grands, pour des questions de formalités administratives prit le dernier train qui partait de Paris. Certains garçons sont même partis à pied ou à bicyclette vers un lieu mystérieux, inconnu de tous, appelé Montintin. Ernest Papanek raconte dans son livre de mémoires12, son arrivée le 7 juin 1940 en gare de Limoges pour aller au château de Montintin où rien n’avait été prévu, pour le premier groupe d’enfants qui arrivait de Paris le jour même. Lui-même devait repartir quelques jours plus tard pour une réunion importante des socialistes viennois à Montauban.
Le 22 juin 1940, au lendemain de l’armistice, les autorités régionales l’informent de son éminente arrestation et le maire lui procure un bidon d’essence pour partir en camion et rejoindre les Etats-Unis via l’Espagne. Montintin sera ensuite dirigé, jusqu’à sa fermeture par le Dr Raymond Levy.
Expérimentés dans un premier temps dans l'immédiat avant-guerre, les principes de l'éducation nouvelle ont trouvé une large application les années suivantes : co-administration, tribunaux d'enfants, méthodes actives dans l'apprentissage, dans toutes les maisons d’enfants ouvertes après la guerre pour les orphelins de la Shoah.

Ernst Papanek

Ernst Papanek (Vienne, 1900 – New York, 1973)13 naît le 20 août 1900 dans une famille de la petite bourgeoisie viennoise. Son père est voyageur de commerce, sa mère couturière.
En 1916, il s’inscrit aux Jeunesses ouvrières socialistes de l’Allemagne-Autriche, le (SAJDÖ), tout en faisant partie d’une organisation politique de son école, la Mittelschule (école moyenne), qui manifeste à Vienne, en décembre 1918, pour s’opposer au système scolaire monarchique en vigueur et pour demander l’ouverture de l’école à la vie pratique.
En 1918, Papanek est arrêté alors qu’il colle des affiches avec les « 14 Points du Président Wilson » et des revendications pour la paix dans les rues de Vienne. Après son baccalauréat, en 1919, il s’inscrit à l’université de Vienne pour des études de philosophie, de sociologie et de psychologie tout en poursuivant une formation pédagogique. Il participe à l’organisation de jardins d’enfants et dirige des colonies de vacances dans un esprit pédagogique novateur. Il se marie à Vienne en 1925 avec Hélène Goldster. Ils ont deux garçons Gustav, né en 1926 et Georges en 1931.
Nommé Président du comité d’éducation autrichien en 1930, il conçoit et met en pratique des programmes de formation pour la jeunesse ouvrière. Son but, faire découvrir aux jeunes leur propre personnalité, éveiller leur esprit critique, une conscience politique et les éduquer à la solidarité.
Papanek milite au sein des Faucons rouges « Rote Falken », organisation de jeunesse socialiste, fondés en 1925 et qui s’adressent à des filles et des garçons de 12 à 14 ans, issus de la classe ouvrière. En 1931, il fonde la « Junge Garde », Jeune garde, qui s’adresse à des jeunes entre 14 et 16 ans faisant partie du SAJPÖ. Il est élu membre socialiste du conseil municipal puis de la diète de Vienne en 1932-1933,
Mais dès mars 1933, l’Autriche devient un Etat autoritaire, sous le gouvernement de Dollfuss. Les droits de grève et de réunion sont supprimés, la presse de gauche interdite, le mouvement ouvrier réprimé14. En février 1934, le parti social-démocrate est interdit et le SAJDÖ passe dans la clandestinité. Membre du conseil municipal de Vienne, Papanek bénéficie de l’immunité parlementaire et peut continuer son travail dans la clandestinité. Mais, il quitte l’Autriche pour Prague où il laisse sa femme, médecin, Lenne et ses deux jeunes fils. Il édite une revue d’informations pédagogiques internationales en lien avec la Ligue des nations de Genève.
Lors de la guerre civile espagnole, en 1936, il s’occupe de jeunes socialistes et communistes autrichiens engagés aux côtés des Républicains espagnols et se rendra plusieurs fois en Espagne. Après leur défaite, Papanek contribue à évacuer des centaines d’enfants espagnols en France et en Angleterre.
Après l’invasion des troupes allemandes en Autriche en mars 1938, le bureau des sociaux-démocrates est transféré à Paris et Ernst Papanek déjà résidant en France depuis 1937, s’y installe définitivement avec sa famille, grâce à un visa donné par Léon Blum. Il dirigeait alors une colonie de vacances à La Baule.
L’œuvre de secours aux enfants (OSE) le nomme directeur, avec sa femme de ses quatre maisons ouvertes dans la région de Montmorency pour des enfants juifs étrangers fuyant le nazisme. Il met en pratique ses méthodes d’éducation nouvelles expérimentées dans la jeune république autrichienne. Il pssède un visa d’émigration pour les Etats-Unis valable jusqu’au 30 octobre 1939, auquel il renonce pour ne pas abandonner les enfants et pour continuer à militer dans l’internationale socialiste15.
En juin 1940, juste avant l’arrivée des Allemands dans Paris, la colonie s’installe dans la maison de Montintin (Haute-Vienne), lorsque la préfecture de Limoges le prévient de l'éminence de son arrestation.Il obtient un nouveau visa pour les Etats-Unis où il part avec toute sa famille, en embarquant par l’Espagne et va se démener en vain pour convaincre les Américains de l'urgence d'ouvrir les frontières aux enfants juifs étrangers menacés dans la France de Vichy.
De 1943 à 1945, il obtient un diplôme de l’université de Columbia et se spécialise dans le travail social à New York. Après la guerre, il est directeur de projets pour enfants de l’Unitarian Service Committee de Boston. Puis à partir de 1948 dirige des écoles spécialisées pour cas sociaux et délinquants à Brooklyn, d'abord pour les filles (Brooklyn Training Schools for girls) puis la plus connue, celle de Wiltwyck pour les garçons.
En 1964, fidèle militant socialiste, il est délégué pour les États-Unis à la conférence de l'Internationale socialiste de Bruxelles16. Il meurt en août 1973.

Katy Hazan, historienne, responsable du service Archives et Histoire de l'OSE

Pour en savoir plus

Ernst Papanek et les maisons de l’OSE : de Montmorency à Montintin.

Son action pédagogique en Autriche.
Il est chargé de mettre en pratique la réforme du ministère de l’Education qu’Otto Gloeckel dirigea pendant les premières années de la république. Elle repose sur les méthodes actives (Arbeits methode) selon trois principes de base : l’individualisation suivant la personnalité de l’enfant, son autonomie et l’instruction intégrée. L’éducation n’est donc pas seulement conçue comme l’acquisition du savoir et de ses outils, mais comme le développement de certaines attitudes, qualités et habitudes de vie.
Les communautés scolaires furent organisées dans cet esprit d’aide mutuelle et d’autonomie, autant de principes que Papanek appliqua dans les maisons de l’OSE

Katy Hazan (tous droits réservés)

1 Du nom d’Ernst Papanek, cf. biographie ci-après.

2 Cf. notre article « Le château de la Chesnaie à Eaubonne, refuge d’enfants juifs en 1939-1940 »

3 Voir Diane Afoumado, Exil impossible, l’errance des Juifs du paquebot Saint-Louis, l’Harmattan, 2005. Le bateau quitte Hambourg le 13 mai 1939 avec à son bord 937 passagers pour Cuba. Il débarque à Anvers (Belgique) le 17 juin 1939. Une conférence quadripartite comprenant la HICEM, le Joint et les pays européens qui acceptent d’accueillir ces réfugiés juifs se répartissent les passagers. 224 viennent en France (ils sont en fait 215 dans la liste officielle) dont 65 seront déportés à Auschwitz (un autre chiffre parle de 78).

4 Voir la liste complète des enfants dans Diane Afoumado, op.cit, p. 218-219.

5 Les faucons rouges sont regroupés dans l’International Falcon Movment, organisation de jeunesse socialiste autrichienne créée au début du XXe siècle par le pédagogue Anton Afritsch, autour des valeurs de la mixité, de l’autodiscipline et de l’autogouvernement. Ils se développent en 1918 pour former les cadres de la république socialiste autrichienne. Un nouveau mouvement de la jeunesse sociale-démocrate est créé en 1925 par Anton Tesarek. Il sera dissous en 1934. Les Faucons rouges, organe de la jeunesse socialiste apparaissent en France en 1930.

6 Pour lui, il était important de cumuler et de coordonner les fonctions pédagogiques et administratives. Il chapeautait l’ensemble des maisons, mais il existait un ou une responsable pour chaque maison.

7 Ce concept était préféré à celui de tribunal d’enfants, considéré comme trop dur. On trouve la même réticence chez Kozschak qui en a théorisé les dangers.

8 Ernst Papanek, Les enfants de Montmorency, op. cit., p. 4.

9 Selon Papanek, deux autres évènements ultérieurs eurent une répercussion constructive sur ces enfants : la révolte du ghetto de Varsovie qui leur a permis une identification positive dans une lutte inégale et l'attrait de la Palestine, ibid., p. 4.

10 Voir Jenny Masour-Ratner, Mes vingt ans à l’OSE, édit Fondation pour la Mémoire de la Shoah/Le Manuscrit, 2006. C’est sans doute Valentine Cremer que Germaine Masour connaissait parmi le milieu des Juifs russes exilés en France qui lui fit connaître les maisons de Montmorency. Elle avait participé, au titre de l’OSE à la conférence pour la répartition des réfugiés du Saint-Louis.

11 Papanek, Les enfants de Montmorency, op.cit, p. 7

12 Voir, sous la direction de Pascal Plas et Michel Kiener, Enfances juives en Limousin, édit Souny, 2006, p. 349.

13 Cette biographie, pour la partie avant la France, est empruntée au mémoire de maitrise d’Allemand présenté par Slavka Pogranova en 2002 à la Sorbonne nouvelle, Paris III, intitulé : Ernst Papanek und die kinder von Montmorency. (Traduction Inge Pénot-Eberhardt)

14 Engelberg Dollfuss, chancelier fédéral du 20 mai 1932 au 25 juillet 1934, conduit l’Autriche vers un état autoritaire corporatif et chrétien en refusant toute alliance avec les sociaux-démocrates. Mais il s’oppose également aux nazis à cause de l’Anschluss : c’est la période de l’austrofascisme. Il est assassiné par les nazis en juillet 1934 qui tente un coup d’état.

15 Renseignements pris dans la fiche d’embauche de l’Union-OSE.

16New York Library, Papiers d'Ernst Papanek, box 30, cassette 3.
lola
  • 18. lola | 03/08/2013
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Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
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OSE
Description : Maison d'enfants
Dates : Automne 1938-juilllet 1940
Villa Helvétia
durant la Seconde Guerre mondiale

6 rue de Valmy, Montmorency Texte pour ecartement lateralCommune : Montmorency
Canton : Montmorency
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Villa-Helvetia
Villa Helvétia, 1938-1940
source photo : Arch. OSE
crédit photo : D.R.
Villa-Helvetia
Villa Helvétia - Maison de Régimes devenue Maison d'enfants, rue des Carrières à Montmorency, 1939
source photo : Carte postale
crédit photo : USHMM
Sommaire [Afficher]
Direction : Dr. Ernst Papanek et sa femme
Histoire
La ville de Montmorency hébergea dès 1935 la première "colonie de jour" fondée pour des enfants juifs défavorisés, et plus tard, à l’automne 1938, la première maison de l’Union OSE (Œuvre de Secours aux Enfants) en France.

La villa Helvétia, qui est aujourd’hui le commissariat de police de Montmorency, a accueillit 307 garçons et filles, dont les réfugiés du fameux bateau errant "Le Saint Louis".

Ces enfants, souvent orphelins, venaient de France mais aussi d’Allemagne, d’Autriche, de Tchécoslovaquie et de Pologne.

Au cours des années 1938-1940, l’OSE réussit à installer onze maisons pour 1600 enfants ; quatre d’entre elles étaient dans le secteur de Montmorency, Soisy-sous-Montmorency, et Eaubonne.

Pendant la guerre et l’Occupation, quelques-uns de ces enfants furent évacués clandestinement vers les États-Unis.
Les enfants qui n’avaient pu être évacués avant l’arrivée des nazis furent arrêtés en septembre 1942 et déportés au camp d’Auschwitz.

Après guerre, en 1945, deux autres maisons d’accueil d’enfants de déportés virent le jour à Montmorency. L’une fut créée par le Renouveau, et dirigée par Madame François - nom de résistante, et fut ensuite fondue avec la DDASS. Cette maison existe toujours.
L’autre, qui se trouvait aux environs de la Châtaigneraie, fut fondée par la WIZO (Organisation internationale de femmes sionistes). On perd sa trace après sa « fusion » avec l’OPEJ (Œuvres de protection des enfants juifs).
09/02/2011
[Compléter l'article]
2 Familles hébergées, cachées ou sauvées à la Villa Helvétia [Compléter]
1939 / 1940 Famille Lichtenstein - Israël, né le 11 novembre 1932 à Paris. Son père Maurice meurt au front en février 1940, lors de la bataille de l'Aisne. Sa mère, Shifra, seule, doit subvenir aux besoins de la famille et trouve un emploi. Elle envoie Israël à la Villa Helvétia, en 1939. Il est le seul enfant français, les autres étant des enfants réfugiés d'Autriche et d'Allemagne. Il est ensuite envoyé à Enghien-les-Bains. En mai 1940, les enfants sont évacués au Château Le Masgelier, maison d'enfants de l'OSE (Œuvre de secours aux enfants).
Famille Thorn - Éric, autrichien, est placé par l'OSE à la Villa Helvetia à Montmorency. Il est ensuite déplacé aux Tourelles à Soisy-sous-Monrmorency, et enfin au Château de Chaumont à Mainsat d'octobre-novembre 1939 jusqu'en juillet 1941, date à laquelle il peut partir avec un convoi d'enfants vers les États-Unis.
Familles arrêtées (Villa Helvétia) [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
lola
  • 19. lola | 03/08/2013
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• Gahri Claude (Nice) • Gerschel Roger (Longeville-en-Barrois) • Goldschmidt Madeleine (Paris) • Grubstein Maurice (Vabre)
• Gahri Henri (Nice) • Gersztenkorn Gabriel (Fontenay-sous-Bois/Romans-sur-Isère) • Goldschmidt Simon (Paris) • Grubstein Nadia (Vabre)
• Gahri Huguette (Nice) • Gersztenkorn Jeannette (Fontenay-sous-Bois/Romans-sur-Isère) • Goldschmidt Suzanne (Paris) • Grubstein Sarah (Vabre)
• Gahri Sylvie (Nice) • Gersztenkorn Miriam (Romans-sur-Isère) • Goldstein Edith (Bordeaux) • Grupper Éva (Dargoire)
• Gannatolsky Charles (Oullins) • Gluckman Beila (Assat) • Goldstein Léopold (Condé-sur-Huisne) • Grynszpan Suzanne (Paris)
• Ganon Gaby (Rouen ) • Gluckman Isaac (Assat) • Goldstein Rense (Bordeaux) • Gryntuch Suzanne (Montreuil)
• Ganon Linda (Rouen ) • Gluckman Liliane (Assat) • Golgevit Jean (Mont-Saint-Père) • Guez Hélène Jacqueline (Lussac-les-Châteaux/Saint-Julien-l'Ars)
• Ganon Paulette (Rouen ) • Gluckman Mireille (Assat) • Gottesmann Uscha (Dieulefit) • Guez Jacques (Lussac-les-Châteaux/Saint-Julien-l'Ars)
• Ganopolschii Raymond (Frênes) • Goffmann Chuma (Villemur-sur-Tarn) • Gradsztejn Albert (La Baule-Escoublac/Le Bardon) • Guez Nicole (Lussac-les-Châteaux/Saint-Julien-l'Ars)
• Gans Branca (Saint-Hilaire-du-Harcouët) • Goffmann Henrick (Villematier/Villemur-sur-Tarn) • Gradsztejn Esther (Le Bardon) • Guez Simone (Lussac-les-Châteaux/Saint-Julien-l'Ars)
• Gans Levi (Saint-Hilaire-du-Harcouët) • Goffmann Klara (Villemur-sur-Tarn) • Gradsztejn Ida (Le Bardon) • Guez Suzanne (Lussac-les-Châteaux/Saint-Julien-l'Ars)
• Gaulmier Étienne (Bordeaux) • Goldberg Bernard (Noëllet/Toulouse) • Gradsztejn Régine (La Baule-Escoublac/Le Bardon) • Guilleminot Mme (Bordeaux)
• Gebrowicz Rachel (Châtillon-sur-Indre) • Goldberg Bronislava (Bordeaux) • Gradsztejn Simone (Le Bardon) • Gumpel Albert (Megève)
• Geismar Jacqueline (Montélimar) • Goldberg Éva (Noëllet) • Grandgérard Lucien (Bordeaux) • Gumpel Thérèse (Megève)
• Geismar Madame (Montélimar) • Goldberg Georgette (Bordeaux) • Granek Georges (La Roche-Mabile) • Gumpel Viviane (Megève)
• Gelbart Roger (Mardeuil) • Goldberg Héléna (Noëllet) • Granek Huguette (La Roche-Mabile)
• Gellert Isak Samuel (Bordeaux) • Goldberg Jacob (Toulouse) • Graucher Irène (Lyon)
• Gellert Joseph (Bordeaux) • Goldberg Madame (Toulouse) • Graucher Sabine (Lyon)
• Gellert Lara (Bordeaux) • Goldberg Maurice (Le Poët-Laval) • Gribe Serge (Lyon/Nançois-sur-Ornain)
• Gellert Nicole Mathilde (Bordeaux) • Goldgran Hélène (Saint-Pierre-de-Fursac) • Grinbaum Jacqueline (Murat)
• Gellert Sara (Bordeaux) • Goldgran Perla (Saint-Pierre-de-Fursac) • Grinbaum Yvette (Murat)
• Gerchenzon Henriette (Gensac) • Goldgran Serge (Saint-Pierre-de-Fursac) • Grinblatas Georges (Armentières)
• Gerchenzon Ida (Gensac) • Goldhamer Hélène (Colombes) • Grinhaus Monique (Condé-sur-Huisne)
• Gerchenzon Jacques (Gensac) • Goldhamer Joseph (Colombes) • Gross Georges (Paris/Tours)
• Gerchenzon Josette (Gensac) • Goldmann Madeleine (Nesles-la-Vallée) • Grossman

Kurt (Le Chambon-sur-Lignon)
• Gerchenzon Maurice (Gensac) • Goldschmidt Georges-Arthur (Megève) • Gruber Alexandre (Épernay)
• Gerchenzon Nicole (Gensac) • Goldschmidt Hélène (Paris) • Grubstein Abraham (Vabre)
• Gerchenzon Simone (Gensac) • Goldschmidt Jacques (Paris) • Grubstein Jacques
(Vabre)

mon email: lolamendy@hotmail.com
lola
  • 20. lola | 03/08/2013
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• Wachkers Charna (Lacaune) • Weill Strauss Marlyse (Ligueux) • Wilkinson Harold (Bordeaux) • Wolnerman Frymeta (Paris)
• Wachkers Henri (Lacaune) • Weinberg Berthe (Lasalle/Saumane/Soudorgues) • Wilkinson Marc (Bordeaux) • Wolnerman Isaac (Paris)
• Wachkers Israël (Lacaune) • Weinblum Wandewalle Hélène (Carignan/Tétaigne ) • Winischki Inge (Roubaix) • Wolnerman Maurice (Paris)
• Wachkers Martin (Lacaune) • Weinmann Otto (Maury/Perpignan) • Winischki Joseph (Roubaix) • Wolnerman Rose (Paris)
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• Waintraub Jean (Saint-Maur-des-Fossés) • Weissmann Chil (Bordeaux) • Witmann Juliette (Auch)
• Wajsfeld Hinde (Évian-les-Bains) • Weissmann Dora (Lectoure) • Witmann Nicole (Auch)
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• Waldman Alice (Vence) • Weisz Alphonse (Paris/Saint-Savin) • Wittels Taube (Douvaine/Thonon-les-Bains)
• Waszynski Michal (Bordeaux) • Weisz Joseph (Paris/Saint-Savin) • Wittenberg Hélène (Boulogne-Billancourt)
• Wattez Augustin (Bordeaux) • Weisz Liliane (Paris/Saint-Savin) • Wittenberg Maurice (Boulogne-Billancourt)
• Wattez Nelly Adèle (Bordeaux) • Weizberg Dora (Gurs) • Wiznitzer Dobra (Bordeaux)
• Wauthier-Wurmser Alain (Saint-Didier-sur-Beaujeu) • Wepper Albert (Bordeaux) • Wiznitzer Fils (Bordeaux)
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• Weil Hélène (Mercury) • Weyl-Clauvel Jeanne (Mareil-Marly) • Wolf Danièle (Taxat-Senat)
• Weil Jean (Mercury) • Weyl-Clauvel Robert (Mareil-Marly) • Wolf Helga (Condom)
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• Weil Monsieur (Paris) • Wieder Gizella (Périgueux) • Wolf Rosa (Espalion)
• Weil Pierre (Le Puy-en-Velay) • Wieder Jean-Claude (Périgueux) • Woliner Simone (Armentières)
• Weill Rose (Ligueux) • Wilensky Chana (Bordeaux) • Wolnerman Denise (Notre-Dame-de-Cenilly/Paris)
lola
  • 21. lola | 03/08/2013
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• Kac Armand (Nice) • Kerner Henri (Saint-Sulpice-de-Favières) • Kolinski Willy (Nice) • Krolik Joël (Crucey-Villages/Paris/Savigny-sur-Orge)
• Kacenelenbogen Lydia (Toulouse) • Kerner Henriette (Saint-Sulpice-de-Favières) • Koman Enfant 2 (Marseille) • Krolik Rosette (Crucey-Villages/Paris/Savigny-sur-Orge)
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• Kahan Klejtman Marie (Paris) • Kerszner Marcel (Beauvilliers ) • Koman Madame (Marseille) • Kruger Chaim Hersz (Bordeaux)
• Kahn Gabrielle (Montélimar) • Kerzenblat Ida (Poitiers ) • Koman Masya (Marseille) • Kruger Chana (Bordeaux)
• Kahn Irène (Lille) • Kessel Joseph (Perpignan) • Koman Monsieur (Marseille) • Kruger Cypra (Bordeaux)
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• Kahn Nelly (Nice) • Kénigsberg Simon (Saint-Georges-de-la-Couée) • Konijn Abraham (Bordeaux) • Kruger Rebecca (Bordeaux)
• Kahn Pierre (Montbéliard) • Khan André (Espalion/Saint-Côme-d'Olt) • Konijn Jeanne (Bordeaux) • Kruger Sara (Bordeaux)
• Kajman Blima (Paris) • Khan Isabelle (Espalion/Saint-Côme-d'Olt) • Konijn Josephine (Bordeaux) • Kruger Zysla (Bordeaux)
• Kajman Félix (Paris/Saint-Jean-de-la-Motte) • Khoutman Roland (Courtalain) • Konijn Sientje (Bordeaux) • Kuffner de Dioszegh Louisianne (Bordeaux)
• Kajman Nathan (Paris/Saint-Jean-de-la-Motte) • Kirchheimer Gunther (Romans-sur-Isère) • Konopnicki Édouard (Nice) • Kuhlberg (Château de la Hille)
• Kajman Roger (Paris/Saint-Jean-de-la-Motte) • Kirszbaum Lucien (Paris) • Konopnicki Madame (Nice) • Kuhn (Château de Chabannes)
• Kalmanovitch Clara (Nice) • Kirszbaum Rajla (ou Rejla) (Paris) • Konopnicki Marcel (Nice) • Kuhn (Château de Montintin)
• Kalmus Hélène (Grenoble) • Kirszbaum Bennezon Rachel (Paris) • Konopnicki Marlène (Le Cannet/Nice) • Kuhn Ferdinand (Bujaleuf)
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• Kamelgarn Charly (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klagsbrun Joël (Bordeaux) • Konopnicki Rose (Nice) • Kuhn Madame (Bujaleuf)
• Kamelgarn Claire (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klajner Sara (Paris) • Konowalof Judith (Carmaux) • Kuhn Monsieur (Bujaleuf)
• Kamelgarn Madame (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klajnerman Jacques (Capdenac/Carmaux/Toulouse) • Koplewicz Fanny (Oraàs) • Kujawski (Château de Montintin)
• Kamelgarn Rachel (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klaper Paulette (Chavagnes-en-Paillers) • Korembaum Hadassa (Ardentes) • Kujawski (Château Le Masgelier)
• Kamelgarn Salomon (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klaper Suzanne (Chavagnes-en-Paillers) • Korembaum Solange (Ardentes) • Kujawski (Maison de Poulouzat)
• Kamienker Rachel (Lyon/Moulins /Peyrins/Vénissieux) • Klarsfeld Georgette (Nice) • Korinschtain Pierre-Marcel (Nice) • Kujawski Harry (Limoges/Nice)
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• Kanter Jacques (Monts) • Klein Simone (Lamastre) • Kozlowski Jacqueline (Lille) • Kurz (La Feuilleraie)
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• Katz Bébé (Valence) • Klubsky Maurice (Saint-Gaultier) • Krako Renée (Caudecoste)
• Katz Claudine (Dieulefit) • Kluger Gisèle (Assat) • Krakowiak Hinda Rosa (Bordeaux)
• Katz Hans (Mont-Saint-Martin) • Kluger Jean-Claude (Assat) • Krakowiak Isaak (Bordeaux)
• Katz Jacques (Crouy) • Kluger Madame (Assat) • Krakowiak Jecheskel (Bordeaux)
• Katz Jean-Bernard (Cazals) • Kluger Monsieur (Assat) • Krakowiak Julia (Bordeaux)
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• Katz Michel (Cazals) • Knoll Madame (Idron) • Krakowiak Yvonne (Bordeaux)
• Katz Otto (Valence) • Knoll Marcel (Idron) • Krameisen Charles (Charenton-du-Cher/Savigny-en-Septaine)
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• Kern Erel Margot Dvorah (Montégut-Plantaurel /Saint-Cergues/Toulouse) • Kolinski Léo (Nice) • Krischer Henri (Nancy)
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  • 22. lola | 03/08/2013
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• Kajman Blima (Paris) • Khan Isabelle (Espalion/Saint-Côme-d'Olt) • Konijn Josephine (Bordeaux) • Kruger Zysla (Bordeaux)
• Kajman Félix (Paris/Saint-Jean-de-la-Motte) • Khoutman Roland (Courtalain) • Konijn Sientje (Bordeaux) • Kuffner de Dioszegh Louisianne (Bordeaux)
• Kajman Nathan (Paris/Saint-Jean-de-la-Motte) • Kirchheimer Gunther (Romans-sur-Isère) • Konopnicki Édouard (Nice) • Kuhlberg (Château de la Hille)
• Kajman Roger (Paris/Saint-Jean-de-la-Motte) • Kirszbaum Lucien (Paris) • Konopnicki Madame (Nice) • Kuhn (Château de Chabannes)
• Kalmanovitch Clara (Nice) • Kirszbaum Rajla (ou Rejla) (Paris) • Konopnicki Marcel (Nice) • Kuhn (Château de Montintin)
• Kalmus Hélène (Grenoble) • Kirszbaum Bennezon Rachel (Paris) • Konopnicki Marlène (Le Cannet/Nice) • Kuhn Ferdinand (Bujaleuf)
• Kalnaï André (Le Sappey-en-Chartreuse) • Kiski Esther (Reims ) • Konopnicki Raphaël (Nice) • Kuhn Léopold (Bujaleuf)
• Kamelgarn Charly (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klagsbrun Joël (Bordeaux) • Konopnicki Rose (Nice) • Kuhn Madame (Bujaleuf)
• Kamelgarn Claire (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klajner Sara (Paris) • Konowalof Judith (Carmaux) • Kuhn Monsieur (Bujaleuf)
• Kamelgarn Madame (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klajnerman Jacques (Capdenac/Carmaux/Toulouse) • Koplewicz Fanny (Oraàs) • Kujawski (Château de Montintin)
• Kamelgarn Rachel (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klaper Paulette (Chavagnes-en-Paillers) • Korembaum Hadassa (Ardentes) • Kujawski (Château Le Masgelier)
• Kamelgarn Salomon (Saint-Julia-de-Gras-Capou) • Klaper Suzanne (Chavagnes-en-Paillers) • Korembaum Solange (Ardentes) • Kujawski (Maison de Poulouzat)
• Kamienker Rachel (Lyon/Moulins /Peyrins/Vénissieux) • Klarsfeld Georgette (Nice) • Korinschtain Pierre-Marcel (Nice) • Kujawski Harry (Limoges/Nice)
• Kaminski Lily (Blandainville ) • Klarsfeld Raissa (Nice) • Korn David (Meylan) • Kukawka (Saint-Maurice-de-Gourdans)
• Kamlet Walter (Chapelle-des-Bois/Montégut-Plantaurel ) • Klarsfeld Serge (Nice) • Korngold Éric (Bordeaux) • Kukolin (Coulounieix-Chamiers)
• Kamnitzer Jacques (Lacaze) • Klein Alice (Lamastre) • Korngold Léon (Bordeaux) • Kulberg (Château des Morelles)
• Kamnitzer Nicolas (Lacaze) • Klein Claude (Agen) • Kostmann Aron (Bordeaux) • Kullmann Lucie (Bordeaux)
• Kancyper Chaïm (Ardentes) • Klein Ernest (Lamastre) • Kostmann Monsieur (Bordeaux) • Kupervasser Sarah (Saint-Cyr-l'École)
• Kancyper Jacqueline (Ardentes) • Klein Étienne (Lamastre) • Kostmann Mores (Bordeaux) • Kupfermann Henri (Nice)
• Kancyper Mina (Ardentes) • Klein Francis (Lamastre) • Kostmann Nechume (Bordeaux) • Kupfermann Oscar (Nice)
• Kancyper Rojla (Ardentes) • Klein Henri (Belley/Loisieux) • Kostmann Oscar (Bordeaux) • Kupfermunz Martinette (Vertolaye)
• Kanter Bernard (Monts) • Klein Koloman (Bordeaux) • Kottlarzig Albert (Bordeaux) • Kupferstein Gabriel (Château-Renault )
• Kanter Cylla (Monts) • Klein Lucienne (Argentat) • Kourtzer Charles (Nice) • Kupferstein Hélène (Château-Renault )
• Kanter George (Bordeaux) • Klein Pierre (Lamastre) • Kowarski Léopold (Agde) • Kupferstein Maurice (Château-Renault /Congrier/Renazé)
• Kanter Harry (Bordeaux) • Klein René (Carcassonne/Montauban) • Kozak Nuchem (Paris) • Kuppermann Jeannette (Lille)
• Kanter Henri (Monts) • Klein Rose (Lamastre) • Kozak Sarah (Paris) • Kurt (Château de Montintin)
• Kanter Jacques (Monts) • Klein Simone (Lamastre) • Kozlowski Jacqueline (Lille) • Kurz (La Feuilleraie)
• Kanter Michel (Monts) • Klejner Joseph (Vigneux-sur-Seine ) • Kozlowski Jeanne (Lille) • Kurz Jacques (Nice)
• Kanter Rose (Monts) • Klejtman Philippe (Paris) • Kozlowski Jules (Paris) • Kuttner-Dyck (Centre de Chansaye)
• Kanter Yvonne (Bordeaux) • Klébanoff Adèle (Montsûrs) • Kozlowski Madame (Lille) • Kuzyniec (Château Le Masgelier)
• Kapelusz Francis (Nice) • Klébanoff Armand (Montsûrs) • Kozlowski Maurice (Lille) • Kwiatek (Congrégation franciscaine de Notre-Dame de Pitié)
• Karlin Sylvie (Villefranche-sur-Saône) • Klieman Jacques (Le Coteau) • Kozlowski Monsieur (Lille)
• Karpman Suzanne (Paris) • Klimberg Éva (Dammartin-en-Goële/Ver-sur-Launette) • Kracauer Siegfried (Marseille)
• Karpman-Boutet Jacques (Paris) • Klimberg Fajga (Dammartin-en-Goële) • Krako Alice (Caudecoste)
• Kasmann Thomas (Moncoutant) • Klotz Olga (Passy) • Krako Edgar (Caudecoste)
• Katz Ada (Cazals) • Klubsky Annie (Saint-Gaultier) • Krako Hélène (Caudecoste)
• Katz Bébé (Valence) • Klubsky Maurice (Saint-Gaultier) • Krako Renée (Caudecoste)
• Katz Claudine (Dieulefit) • Kluger Gisèle (Assat) • Krakowiak Hinda Rosa (Bordeaux)
• Katz Hans (Mont-Saint-Martin) • Kluger Jean-Claude (Assat) • Krakowiak Isaak (Bordeaux)
• Katz Jacques (Crouy) • Kluger Madame (Assat) • Krakowiak Jecheskel (Bordeaux)
• Katz Jean-Bernard (Cazals) • Kluger Monsieur (Assat) • Krakowiak Julia (Bordeaux)
• Katz Joseph (Cazals) • Knoll Fanny (Idron) • Krakowiak Sophie (Bordeaux)
• Katz Michel (Cazals) • Knoll Madame (Idron) • Krakowiak Yvonne (Bordeaux)
• Katz Otto (Valence) • Knoll Marcel (Idron) • Krameisen Charles (Charenton-du-Cher/Savigny-en-Septaine)
• Katz Raymond (Collonges-sous-Salève) • Knoll Monsieur (Idron) • Krameisen Monique (Nice)
• Katz Théo (Mont-Saint-Martin) • Knopp Frieda (Nice) • Kramer Jankiel (Levallois-Perret)
• Katz Thérèse (Valence) • Knopp Paule (Nice) • Kramer Tauba (Levallois-Perret)
• Katz Cosier Micheline (Crouy) • Kodriansky Codray Danielle (Bordeaux) • Krancenblum Albert (Bizanos)
• Kauchman Bella (Châtellerault /La Guerche) • Kodriansky Codray Jacques (Bordeaux) • Krancenblum Bernard (Bizanos)
• Kauchman Serge (Châtellerault /La Guerche) • Kodriansky Codray Nathalie (Bordeaux) • Krancenblum Georges (Nice)
• Kaufmann Annelies (Bordeaux) • Koeppel Judith (Nay) • Krancenblum Madame (Bizanos)
• Kaufmann Grete (Bordeaux) • Koestler Arthur (Marseille) • Krancenblum Monsieur (Bizanos)
• Kaufmann Hans (Bordeaux) • Kogan Paul (Villeurbanne) • Krancenblum Régine (Nice)
• Kaufmann Max (Bordeaux) • Kohn Denise (Le Raincy) • Kranz Berta (Bordeaux)
• Kaufmann Sara (Bordeaux) • Kohn Gisèle (Nice) • Kranz Samuel (Bordeaux)
• Kaufmann Sarah (Bordeaux) • Kohn Henri (Villeneuve-sur-Lot) • Kranz Suze (Bordeaux)
• Kende (Nice) • Kokotek Rachel (Saint-Florentin) • Krasnobroda Renée (Estandeuil)
• Kende Claude (Nice) • Kole Salomon (Nice) • Kremsdorf Édith (Saint-Étienne)
• Kende Micheline (Nice) • Kolebka Georges (Prémery) • Kriff Édouard (Marseille)
• Kenigsberg Albert (Carmaux/Nancy) • Kolebka Henri (Prémery) • Krinbert Fanny (Labalme/Lyon)
• Kern Erel Margot Dvorah (Montégut-Plantaurel /Saint-Cergues/Toulouse) • Kolinski Léo (Nice) • Krischer Henri (Nancy)
benarrous yoel
  • 23. benarrous yoel | 27/11/2013
je suis a la recherche de documents/photos de la maison d'enfants apres guerre sous l'egide de l'organisation rescue chidren dans srasbourg et schirmeck ou ailleurs si quelqu'un connait. merci
mettefeu
bonjour, je propose mes conférences d'aventurier de mon tour du Monde...
A tous les juifs de centres de vacances, de loisirs etc...
Plus de 1000 vidéos sur : www.youtube.com/mettefeu
Plusieurs radios, télés, magazines...

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Date de dernière mise à jour : 17/02/2015

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