L'air des grandes villes : un élément vital à protéger

Comme tous les pays industrialisés, Israël souffre de pollution atmosphérique. Pour tenter d’y remédier, en 2008 le gouvernement lance de nombreuses mesures pour lutter contre ce phénomène dans les grandes villes et pour limiter l’émission de gaz à effet de serre. Il cherche à remplacer les vieux véhicules polluants par de nouveaux plus performant en termes de consommation de carburants et plus écologiques, en offrant des compensations financières aux propriétaires. Le gouvernement pense aussi fortement encourager les Israéliens à prendre les transports en communs pour se rendre au travail. Les citoyens devraient également voir de fortes incitations financières pour utiliser les énergies alternatives, en particulier l’énergie solaire.

Dans les années 1990 en Israël, les polluants de l'air sont principalement produits par la combustion du fuel.
Les constatations alarmantes faites lors des premières campagnes pour la qualité de l’air aboutissent à la mise en place de moyens de lutte contre cette pollution qui commencent à porter leurs fruits. Les premiers centres de contrôle sont installés à Tel-Aviv et sa région ainsi qu’à Jérusalem, puis progressivement étendus à tous les pays. En 2001, la lutte contre la pollution atmosphérique progresse spectaculairement mais inégalement suivant les régions.
En 2003, l’atmosphère de certaines villes d’Israël inquiète le ministère de l’Environnement. Le taux de pollution enregistré est assez élevé à Carmiel, Afoula Ariel et Beit Shemesh. En revanche, il est plus faible dans les agglomérations comme Tel Aviv, Jérusalem, Modiin, Rehovot et Beersheba.
Cependant, dans la capitale, c'est la pollution des véhicules motorisés qui est responsable de la mauvaise qualité de l'air. Devant sa croissance accélérée depuis 40 ans, multipliant au même rythme population, centres commerciaux et routes, rien n'a été fait pour enrayer les facteurs de pollution. Les gouvernements successifs ont toujours favorisé les véhicules privés au détriment de transports publics efficaces. Résultat, Jérusalem pâtit non seulement d'encombrements mais aussi de nuages d’impuretés venus de Tel-Aviv et de toute la région centre, densément peuplée. Aujourd'hui la pollution atteint un tel niveau à Jérusalem qu'il est prévu qu'en 2010, si elle n'est pas enrayée, elle atteindra celui enregistré actuellement à Mexico.
Pourtant, des normes internationales, des lois, des arrêtés et des règlements en vigueur dans le pays tiennent compte des progrès réalisés dans les législations concernant les problèmes de pollution de l’air. Les développements anti-pollutions dans ce domaine sont pris en compte par les directeurs d’usines sur ordres des autorités compétentes.
Aujourd’hui, les normes appliquées en Israël visant à préserver la qualité de l’air sont souvent dérivées de celles d’autres pays industrialisés comme l’Europe ou les Etats-Unis. Par exemple, Israël a adopté la norme allemande T.A. Luft 86. Le Ministère de l'Environnement et les organisations écologiques non gouvernementales ont aussi obtenu que l'essence sans plomb soit accessible partout dans le pays.

Le cas de Haïfa
Des années durant, la population a souffert des émissions polluantes des raffineries de pétrole, de l'usine de ciment et de la centrale thermique de la ville, auxquelles il faut ajouter celles des grands complexes chimiques comme celui de Haïfa Chemicals. Vers la fin des années 80, les taux de dioxyde de soufre (SO2) étaient quatre fois plus élevés que la norme permise.
Mais depuis 25 ans, alors que la ville était l'une des plus polluées du pays (fumées, autobus, centrale électrique, égout du Kishon), Haïfa a fourni de grands efforts pour enrailler ce phénomène. L'association HDMAE, (Haïfa District Municipal Association for the Environment) - Igud Arim, créée en 1983 par le service environnementale de la municipalité, a étendu ses activités au control et à la surveillance de la qualité de l'air. Dès 1984, la HDMAE est la première association en Israël à prendre des mesures afin de réduire la pollution atmosphérique de l'industrie lourde dans la région de Haïfa. Des normes d'émission sont définies pour les polluants spécifiques de l'air (substances particulaires, SO2, NOX) concernant les industries de ciment, de chimie, de pétrochimie et la centrale électrique. De rigoureuses réductions des rejets, obtenues par le ministère public débouchent sur une prise de conscience et sur des mesures efficaces. La HDMAE examine en continu de la qualité de l'air à l'aide d'un réseau de 15 stations de surveillance reliées au centre de commande de l'association. Dans les années 90, ces normes ont été remises jour.
Depuis 2001, la lutte contre la pollution atmosphérique s’est intensifiée. L'index de pollution des villes indique aujourd’hui que le niveau à Haïfa est inférieur ou égal à celui mesuré dans les autres villes du pays. Désormais, rares sont les cas où ces émissions polluantes dépassent le niveau autorisé. Ceci est également vrai pour Ashdod où depuis deux décennies, le rejet en SO2 était si élevé qu'il constituait un grave danger pour la santé publique : le pourcentage d'enfants et de personnes âgées souffrant de maladies respiratoires y était le plus élevé d'Israël.

Innovations volontaristes à TLV
Début 2008, la mairie de Tel Aviv lance la chasse aux pollueurs. Elle veut bannir du centre ville les voitures diesel de plus de 5 ans et les poids lourds. Ces véhicules ne pourront plus y entrer à moins d’être dotés de moyens pour réduire leur émission de gaz. Les conducteurs de poids lourds ne pourront plus utiliser les artères des grandes agglomérations en période de pointe (sauf s’ils transportent des passagers).
La municipalité de Tel Aviv envisage le remplacement de tous les taxis de la ville par des véhicules hybrides. L’objectif est de réduire la pollution atmosphérique de 50% d’ici 2014. Les 4.000 à 5.000 propriétaires de taxi devraient bénéficier de subventions et d’incitations pour acquérir ces nouveaux véhicules. D’autres pistes pour réduire la pollution sont à l’étude.
La mairie s’implique aussi dans le projet de voitures électriques. Elle devrait prochainement commencer à installer des bornes de rechargement dans toute la ville. Fin 2009, la ville devrait en compter plus de 150.


Noémie Grynberg 2009

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Commentaires (3)

Myriam
  • 1. Myriam | 06/02/2010

Cié vraiment de la merde votre site.
Se qui se passe en Israèl on en a rien a foutre.On pourré parlé de la france un peu , on diré que l'on a honte !

Liliane
  • 2. Liliane | 06/02/2010

Non on a pas honte de se pays. Moi jen suis mème fière

MAGUY SFEZ
  • 3. MAGUY SFEZ | 05/01/2011

VOUS AVEZ OMIS D'EVOQUER LES CONSEQUENCES DRAMATIQUES QUI ONT DECOULE DE CETTE POLLUTION, NOTEMMENT A HAIFA OU DES DIZAINES DE PERSONNES SONT MORTES ATTEINTES D'UN CANCER, DONT LA CAUSE EST EN RELATION DIRECTE
AVEC LES NUISANCES DE CES POLLUTIONS.

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