La Belgique et le high-tech israélien : des perspectives encourageantes

Malgré la crise temporaire et conjoncturelle locale que traverse Israël, son économie et ses secteurs de pointe restent dynamiques. Des partenaires efficaces aident les sociétés israéliennes à conquérir de nouveaux marchés au niveau européen. Voici l’exemple d’une société belge qui promeut le high-tech israélien hors de ses frontières. Une belle réussite.

Charlotte Gutman, vous êtes à la tête d’une société de relations publiques. Pouvez-vous nous retracer  votre parcours et nous préciser vos motivations  ?
C.G. :
J’ai une formation en journalisme, marketing et publicité. Je parle quatre langues : français, néerlandais, anglais et allemand.
Ce métier repose avant tout sur les relations humaines. Avoir un bon contact avec les gens, être en accord avec leurs valeurs morales, respecter leur différence, leur mentalité, donnent de bons résultats au final. C’est une activité multiculturelle et multilingue. J’aime le contact humain. C’est un travail que j’adore mais qui ne s’apprend pas. On ne devient pas relations publiques, on naît relations publiques.

Fondatrice et directrice générale de CGP Europe, comment en êtes-vous venue à créer votre société ?
C.G. :
En 184, j’étais responsable de communication pour la société israélienne Scitex Europe. Cela m’a permis d’acquérir une dimension européenne au niveau du développement des sociétés israéliennes de high-tech au début de leur explosion. J’étais passionnée par cette activité et lorsque j’ai quitté Scitex en 1991, j’ai décidé de créer CGP Europe (Communication for Genial Product). J’avais envie de travailler à l’échelle européenne car la Belgique est un marché trop étroit. Cela fait donc presque 20 ans que je travaille à la promotion des sociétés israéliennes de high-tech.

Quelles sont les activités et les objectifs de CGP Europe ?
C.G.
: Je suis une Européenne avant l’heure, depuis 1984. Les sociétés israéliennes sont intéressées par les pays d’Europe. CGP aide à lancer, à développer et à améliorer leur image de marque au sein de l’Europe élargie. Nous sommes intimement associés au lancement de start-up. En temps de crise surtout, il faut garder une visibilité.
Notre produit de base est le communiqué de presse qui repose sur une approche qualitative du texte suivant les langues. Il est multilingue, suivant les besoins du client, grâce à un réseau de plus de 50 journalistes en Europe. Nous avons commencé par un site internet en 9 langues depuis 1995. Aujourd’hui, il compte 30 mille visites par mois. Il est reconnu comme référence pour les nouveautés high-tech israéliennes. Nos canaux de distribution comprennent : la presse, les consultants, les analystes, les universités, les congrès, les salons, etc. Nous établissons une banque de données spécifiques aux besoins du client pour les marchés horizontaux et verticaux selon les pays ou les produits sélectionnés en Europe.
Nous sommes associés au lancement de sociétés dans l’imagerie de synthèse, la communication internet haut débit, le système de navigation pour téléphones mobiles, etc. Aujourd’hui, nous nous diversifions en espérant attirer de grandes sociétés. Nous avons une approche compétitive qui permet, avec un budget raisonnable, de couvrir des audiences ciblées dans différents pays européens. Mon équipe est en relation quotidienne avec des contacts-cibles dans les pays dont chacun des membres est responsable.

Comment se situe CGP sur le marché israélien ?
C.G.
: Nous jouissons d’une certaine notoriété. Nous sommes les seuls sur ce secteur spécialisé car notre portefeuille de clients comporte depuis le début des sociétés israéliennes ou dirigées par des Israéliens.

Quel pont existe-t-il entre les sociétés israéliennes et le marché européen ?
C.G.
: Il existe un programme cadre qui couvre la promotion et la coopération en recherche et développement entre l’Union européenne et les sociétés israéliennes. L’avenir semble positif et enthousiaste vu la croissance confirmée par les chiffres. Il faut y croire.

Comment encouragez-vous les sociétés belges à s’ouvrir au marché israélien ?
C.G.
: Dans mon émission radiophonique hebdomadaire ‘’Business today’’ sur Radio Judaica, j’encourage les sociétés belges à coopérer avec Israël en parlant des différentes industries dans tous les domaines.

Personnellement, quelle est votre part d’engagement vis à vis d’Israël ?
C.G.
: Le pays d’Israël a besoin de relations publiques car je ne vois toujours pas aujourd’hui, les résultats d’une campagne de communication active. Israël est sur la défensive depuis trop longtemps.
Mon investissement professionnel est mon soutien à l’Etat d’Israël. Je souhaite combler le fossé entre la réalité de ce pays et son image à l’extérieur. C’est un travail énorme à accomplir auquel j’espère contribuer au quotidien. Depuis l’an 2000, je viens tous les mois en Israël, pas seulement pour signer des contrats mais surtout pour montrer la solidarité de CGP Europe avec l’Etat hébreu.

 

 


Propos recueillis par © Noémie Grynberg 2003
 

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Date de dernière mise à jour : 20/08/2012

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