Eli

Réparti entre 7 collines, Eli est un grand yéshouv située dans le conseil régional de Binyamin, en Samarie. Il culmine à 850 mètres au-dessus du niveau de la mer. Son climat, semblable à celui de Jérusalem, subit une triple influence des vents du désert, de la méditerranée et de la montagne qui se caractérise par un hiver humide et plus rigoureux à cause de l’altitude, un début de printemps pluvieux et un été très chaud et sec.

Le nom de la localité a été choisi en mémoire d’Eli Hacohen, dernier des prêtres de Shilo, lorsqu’au temps des Juges, l'Arche Sainte y demeurait.
A l’origine fondé en 1984 par des laïcs, Eli est aujourd’hui une localité mixte ouverte à tous.
Le yéshouv est constitué de plusieurs quartiers construits successivement. Les plus récents sont ceux de Nof Harim en 1995, Hayovel en 1998, Plagué Mayim en 2001, Haraa en 2002.

Emplacement
Le yéshouv jouit d'un emplacement central exceptionnel, à 30 minutes seulement de Jérusalem (38 km) et à 40 minutes de la région de Tel Aviv (35 km), grâce à l'autoroute trans-Samarie qui relie le centre du pays à la ville d'Ariel, située à quelques kilomètres d'Eli. Cette proximité avec les grands centres d'activité d'Israël et particulièrement avec les parcs industriels de Barkan et d'Ariel représente l’avantage certain du voisinage d’avec les grands bassins d’emplois du pays et permet un accès facile aux divers lieux de travail. D’ailleurs, la plupart des habitants d’Eli travaille à Jérusalem, Tel-Aviv ou dans la région centre. Les autres travaillent dans le yéshouv même, principalement à l’institut religieux de formation prémilitaire.
Eli est aussi proche de Kfar Tapouah, Maale Lavonah, Ariel, Yitzar, Maalé Ephraim, Shilo, Shvut Rachel et Rachalim, un petit yeshuv.

Population
Eli compte 3.000 habitants (687 familles) qui constituent une population plutôt jeune et diversifiée. La majorité des résidents est ashkénaze. Le pourcentage d'anglophones et de francophone est respectivement de 10%. Dans ce yeshouv mixte, la part de religieux serait de 65% environ. Mais Eli reste ouvert à toutes les tendances (allant des laïcs aux habad), les populations, les âges (des enfants aux retraités), les provenances (Israël, étranger). La population variée intègre aisément de nombreux nouveaux immigrants ainsi que des Israéliens de longue date, des familles religieuses et non religieuses. Ce mélange est fondé sur le respect mutuel. A plus longue échéance, Eli a pour but de devenir une véritable ville avec une population future estimée à 100.000 habitants.

Equipements
Conçu pour s’agrandir, le yéshouv est doté de bonnes infrastructures routières.
Eli dispose d’un réseau de services communautaires complet qui comprend :
- des services médicaux : plusieurs cliniques affiliées aux différentes caisses maladie (Maccabi, Clalit, Meuchedet)
- une antenne du Ministère de l'Intérieur pour les démarches courantes (changement d’adresse, carnet de famille, demande de pièce d’identité, etc.)
- une antenne de la Sécurité sociale (service social et Assurance Santé ‘’Bitouh Léoumi’’ ouverte le mardi matin)
- un mini centre commercial ‘’Le cœur d’Eli’’ qui comprend un petit supermarché avec une bonne gamme d'articles en stock, une pizzeria, un traiteur
- un bureau de poste

Eli dispose aussi d’équipements sportifs avec court de tennis, grande salle de fitness et piscine découverte. Cette dernière remporte incontestablement le plus de succès. Ouverte de Yom Haatsmaout à la fin des fêtes de Tichri, elle fonctionne en heures alternées pour les hommes et les femmes séparément.

Activités
Il existe de nombreuses activités parascolaires pour les jeunes : sportives (ballet, judo, basket), musicales (orgues), créatives (travaux manuels, dessin), culturelles, etc.
Plusieurs activités sont également proposées aux adultes. La bibliothèque (avec une section en anglais) propose un large choix de livres aussi bien pour petits que pour grands ainsi que des films vidéo.
Pour les femmes, il existe un cours hebdomadaire données par des conférenciers ou des rabbins.
Les retraités ne sont pas oubliés. Ils disposent d’un club ouvert le mercredi matin qui leur offre différentes activités sociales, touristiques ou sportives.
Globalement, la vie culturelle d’Eli est plutôt à tendance religieuse (thème des fêtes, choix des chanteurs, etc.)

Habitat
Eli est essentiellement constitué de villas à vendre ou à louer. Il est considéré comme un des yishuv les moins cher pour l’achat de maison. Les conditions d’acquisition de logement sont en effet faciles, très avantageuses et préférentielles du fait qu’Eli soit un yéshouv en développement.
Destiné à servir de centre aux localités environnantes, le lieu accueille des familles qui emménagent directement dans leur maison, dans des quartiers mixtes ou religieux selon leur choix. Les logements disponibles actuellement sont des maisons individuelles ou mitoyennes sur une surface totale de 450 m². Il est également possible de louer des appartements.
Six nouvelles maisons bi-familiales viennent d’être achevées en novembre 2008 et d’autres projets similaires sont prévus bientôt.
Du fait d’être perché sur plusieurs sommets de colline, dans le cadre d'un paysage montagneux remarquable, la plupart des maisons ont une vue magnifique sur la campagne environnante.

Synagogues
La localité dispose de plusieurs synagogues au service de touts les différents types de communautés. Chaque quartier a sa propre congrégation qui se réunit pour la prière dans les bâtiments utilisés temporairement comme synagogues les shabbats et les fêtes. Une grande synagogue centrale ‘’Mishkan Eli’’ de rite unifié a été construite à l'entrée supérieure de la ville, intégrant une shul pour Ashkénazes ‘’Harakefet’’ et une autre pour Sefardim ‘’Maassé Nissim’’.
Eli compte également 2 bains rituels (mikvé) pour hommes et pour femmes. Un troisième est en cours de construction.
À l'heure actuelle, il n'existe pas de «Rav du yeshuv», même si un certain nombre de rabbins vivent dans l’agglomération.

Education
Le yéshouv compte des établissements scolaires allant de la crèche pour tout petits au Talmud Torah privé ‘’Hadar Yosseph’’ (pour filles et garçons) qui propose un programme complémentaire d'études religieuses, ainsi qu’une mékhina religieuse ‘’Bnei David’’, institut de préparation militaire (après le bac) pour l'Armée de terre comprenant 300 élèves (la moitié avant l’enrôlement, l’autre moitié en formation d’enseignants pendant 1 an, répartie entre divers instituts d'études supérieures et de yeshivot).
La région héberge également des antennes de l'université Bar Ilan et de l'Université Hébraïque de Jérusalem.
L'éducation religieuse s’étend du préscolaire à la yeshiva pour adultes (3 en tout). L'école religieuse régionale pour garçons se trouve à Shilo et l'école laïque à Ariel. L’école religieuse pour fille est privée.
Le nouveau conseil municipal doit débattre prochainement de l’intention de construire une école au sein même d’Eli alors que pour l’instant, la majorité des enfants du yéshouv sont scolarisés à Shilo.

Les jeunes
Pour eux, des groupes B'nei Akiva (garçons et filles séparément) sont en activité. Une centaine de jeunes y participent. Ils sont encadrés par des moniteurs et des animateurs.
Pour les enfants non religieux existe une ‘’Maison des jeunes’’ fonctionnant les après-midi. Elle leur propose du soutien scolaire, des conférences, des concerts, des fêtes. Des activités éducatives et des promenades leur sont également offertes.

Intégration
Eli possède un centre d’intégration pour les nouveaux arrivants. L’équipe du yéshouv accompagne les immigrants récents dans les premières étapes de leur intégration en Israël. Chaque famille reçoit une maison meublée dans les premiers mois de son installation. Aujourd’hui, la majorité (90%) des nouveaux habitants du yéshouv sont religieux.

Qualité de vie
Eli est entouré de grands espaces. Fleuron des villes de Samarie, le yéshouv a pour objectif premier la qualité de vie. Pour preuve, les jardins soignés, les nombreux arbres dont beaucoup d’oliviers, la propreté, la verdure omniprésente avec les forets alentour. L’air y est pur et le panorama permet de contempler la quiétude de cette région d'Israël.
En fait, Eli est un beau yéshouv. Il donne une impression de village car il n’y a pas d’immeuble, que des maisons individuelles ou bi-familiales. Les villas sont espacées ce qui laisse assez de place aux divers terrains de jeux pour enfants. Cet environnement en fait un parfait endroit pour élever une famille.
Par mesure de sécurité, le yéshou est gardé 24/24 heures.

Francophones
Aujourd’hui, les Français représentent 10% de la population d’Eli, soit environ 60 familles. Le 1e groupe est arrivé il y a 10 ans. La majorité des francophones du yéshouv est montée de Marseille, Lyon, Paris ou Toulouse. Le groupe est resté soudé au fil du temps. Tous pratiquement sont restés à Eli ou en Israël du moins. La structure communautaire du yéshouv y est pour beaucoup ainsi que l’ambiance familiale de l’immigration de groupe. Durant la seconde Intifada, de nombreux anglophones ont quitté le yéshouv alors que les francophones sont restés très motivés, solidaires.
Parmi eux, tous les groupes d’âges sont représentés : des retraités aux familles avec jeunes enfants ou enfants déjà grands et mariés. La majorité de cette population est religieuse. En effet, il n’y a pas beaucoup de laïcs francophones qui viennent s’installer à Eli. Plusieurs tendances religieuses se dégagent : quelques Habad mais surtout des sionistes religieux. Chez les religieux francophones, beaucoup sont hosré bétshouva depuis la France. Le fait de vivre dans un environnement majoritairement pratiquant les renforcent dans leurs observances juives.
Les francophones fréquentent à 80% la grande synagogue sépharade dirigée par le rabbin Tolédano. Mais il n’y a pas à proprement parler de synagogue francophone ou de rabbin francophone à Eli.
Comme les autres enfants religieux du yéshouv, ceux originaire de France peuvent fréquenter le Talmud Tora si les parents le souhaitent.
Globalement, les francophones s’intègrent bien à Eli sauf peut-être certains adolescents venant des grandes villes qui se retrouvent sans lieu de sortie. Ils peuvent alors s’ennuyer ou ressentir une sorte de vide, de dénuement.
Selon les dires de plusieurs habitants, l’arrivée des Français à Eli a changé l’ambiance interpersonnelle du yéshouv, elle est devenue plus conviviale, plus ouverte grâce à eux.
Enfin, aux dernières élections municipales, des listes francophones se sont présentées mais aucune n’a été élue, ni aucun francophone. Ceci est peut-être le signe d’une parfaite intégration de cette communauté à celle d’Eli.

 

Noémie Grynberg 2008

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Commentaires (1)

esther 'Haïm
  • 1. esther 'Haïm | 15/02/2016

Bonjour,
J'ai fait mon alyah, par l'agence juive, il y a un an. J'ai 62 ans et touche ma retraite de France.
J'ai un peu visité Eli et ce Ychouv me plait beaucoup.
Je voulais savoir auprès de qui m'adresser pour savoir si il y a des cottages à vendre.
Avec tous mes remerciements
Shavoua tov
Esther

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