Droits et aides aux familles monoparentales en Israël

Monter en Israël et s’y intégrer n’est pas toujours une mince affaire pour les familles nouvellement arrivées. Des aides financières diverses les y aident. Mais qu’en est-il des familles monoparentales désirant immigrer en Israël ? Quels sont leurs droits ?

En 1992, une loi spécifique concernant les droits des familles monoparentales a été votée par la Knesset. En janvier 2004, le montant des aides accordées a été réévalué en fonction du nouveau budget de l’Etat.
Pour tout nouvel immigrant venant de France, un panier d’intégration (aide au logement hors centre d’intégration plus frais de subsistance pendant la période de l’oulpan) lui est versé en plusieurs paiements. Le montant est calculé suivant le nombre d’enfants par famille normale ou monoparentale. Pour cela, le nouvel immigrant ouvrira un compte courant bancaire en Israël dès les premiers jours de son arrivée.
Les droits pour les familles monoparentales sont identiques, que ce soit pour une mère seule avec enfant ou pour un père. Dans l’ensemble, ils ne diffèrent pas tant
de ceux des familles normales qui immigrent en Israel.

Travail
Le service du bureau de l’emploi de ministère du Travail s’occupe de placer les demandeurs d’emploi sur le marché du travail plutôt que de les diriger automatiquement vers les allocations familiales pour obtenir une aide de subsistance.
Suivant que le parent seul soit universitaire ou non, les prestations diffèrent.
Après un congé parental de maternité, les allocations familiales ont décidé, depuis juillet 2003, que le parent seul devra reprendre le travail si l’enfant ou le plus jeune de la fratrie a atteint l’âge de 2 ans.
Si le parent seul décide de retravailler dès que l’enfant a atteint 13 mois et s’il ne perçoit
pas d’allocations familiales, il peut s’informer sur ses droits d’aide au logement auprès de sa banque. Si le parent seul, à l’approche du 13ème mois n’a pas de travail, il peut, sans attendre, aller aux allocations familiales pour faire une demande de revenu minimum. Si la demande n’est pas faite à temps, la personne perd ses droits pendant cette période car ils ne sont pas rétroactifs.

Aide au logement et remises diverses
Selon certains critères le parent seul peut recevoir une aide au logement pendant 6 ans maximum, alors que les autres immigrants ne bénéficient de cette aide que durant 5 ans. Il percevra du ministère de logement l’allocation logement dès le 13e mois de sa alya.
Le parent seul travaillant bénéficie également d’une remise sur la taxe d’habitation (arnona) de 17% allant jusqu’à 65% pour celui touchant les allocations familiales et atteignant 77% pour les nouveaux immigrants depuis moins de deux ans. A cela s’ajoute 50% de réduction sur la redevance TV pour qui perçoit l’aide de subsistance. Concernant la crèche, une réduction du ministère des affaires sociales est accordée aux parents seuls travaillant, ainsi qu’aux nouveaux immigrants.

L’aide de subsistance
A partir du jour de leur arrivée en Israël, avant d’entamer le 7ème mois, ceux qui ne travaillent pas encore peuvent aller au ministère de l’intégration (Misrad ha klita) pour recevoir l’aide de subsistance (dmé kyoum) pendant un an. Le montant de cette aide dépend du nombre d’enfants et est légèrement supérieure à celle octroyée par le ministère de l’Intégration. Au delà de cette période, la personne sera dirigée vers le bureau de l’emploi du ministère du Travail.
En plus de ces aides gouvernementales, il existe, partout en Israël, de nombreux centres communautaires (Merkaz Kehilati). Crées il y a une trentaine d’années sur le modèle américain, ils étaient à l’origine destinés aux besoins de l’enfance démunie lui offrant ainsi des activités extra-scolaires à des prix dérisoires. Aujourd’hui, avec l’évolution de la société israélienne, ces centres communautaires sont devenus des sortes de country clubs, donc plus chers. Mais ils continuent d’offrir aux enfants des nouveaux immigrants une activité gratuite pendant un an.
Les centres communautaires dépendent de leur quartier. Dans chacun d’entre eux existe une liste d’assistantes sociales ou assistantes communautaires travaillant pour aider les nouveaux immigrants.
Jérusalem est un cas particulier. En effet, sa mairie dispose d’un service spécifique s’occupant des droits des nouveaux immigrants et ce, afin de les encourager à s’installer et à vivre dans la capitale.

Pour toute question supplémentaire, le ministère de l’Intégration édite plusieurs brochures en français concernant les droits des nouveaux immigrants.

 

Noémie Grynberg 2004

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Date de dernière mise à jour : 15/10/2013

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